


La bédé, c'est un peu le Graal du dessinateur. J'ai commencé un nombre invraisemblable de bédés dans ma vie parce que je suis un enthousiaste, que j'ai jamais pris le temps de terminer parce que je suis bien un peu une feignasse. J'ai aussi recommencé certaines bédés deux ou trois fois parce qu'entre temps mon style graphique avait évolué.
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Depuis quelques années, ça va mieux, j'arrive à me canaliser, et j'arrive aussi à reprendre un projet plusieurs mois après, voire parfois une année entière, sans que ça se ressente sur le style graphique. Ce qui me donne bon espoir d'un jour parvenir à en boucler une.
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"PAPA, c'EST QUOI, un VOMICS ?"
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"Un Vomics, mon p'tit..."
Comme souvent dans mon travail, le logo Marcel Vomics est parti d'une blague, en l'occurrence une parodie du logo Marvel Comics, mais il se trouve que le terme Vomics s'est avéré tout à fait approprié pour décrire ma manière d'appréhender la bédé. C'est un mot valise qui mélange fort logiquement les mots comics et vomit, et dont le seul but est d'évoquer une bédé malséante et vulgaire, pas très sérieuse, mais - et j'y tiens - faite avec sérieux.
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Les Vomics que vous allez trouver ci-dessous sont ceux sur lesquels je bosse actuellement. Je sais, y en a pas qu'un, c'est mal, je devrais me concentrer sur un seul projet, mais je bosse plus efficacement avec plusieurs trucs sur le feu. Ca me permet d'alterner et de pas me dégoûter...
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Petit survol avant d'entrer dans le vif du sujet :
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_Moondrill - The Brotherman in the Borderland raconte l'histoire d'un mandrill lunaire débarqué on n'sait comment sur une planète a priori inhabitée, et dont il cherche à s'échapper par tous les moyens. La question qui est sur toutes les lèvres, naturellement est : "Va-t-il y arriver ?"
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_Sodomizer qu'a tué mon chien relate l'enquête du malchanceux Détective Ducul, qui doit vivre avec le fardeau de la disgrâce et qui va de déconvenue en déconvenue depuis qu'il s'est fait éjecter de sa place de choix au coeur du pouvoir monégasque. Une étrange affaire de vengeur prolétarien sodomite va peut-être le remettre sur le rail du succès...
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_SUPER MIKE in 'God forbid, I ain't gonna let those fuckin' Commies tear my country apart !' retrace la drôle d'année 61 qu'a vécue notre gentil héros en luttant seul contre la vaste entreprise soviétique de conquête du monde libre, et l'infâme machination mise en place par le Soviet Suprême pour y parvenir.
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_HORO 3000, brosse le portrait de la belle Irma Fontayne, sorte de Dame Soleil dans un monde post-apocalyptique, dont la population désolée n'a comme seul horizon que l'émission radio et télé qu'elle anime chaque soir : la Voix de la Destinée.
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_Justice Solaire dépeint un événement extraordinaire qui advient en plein direct télévisuel, alors que le Président du doux pays de X., Bob Zircon, est interviewé par le journaliste vedette Nils Parjadius. Au détour d'une question supposée le désarçonner à laquelle il choisit de répondre par le mépris, une gerbe de lumière jaillit de nulle part et emporte avec elle sa tête, laissant le corps raccourci du président inanimé sur son tabouret, et l'assistance complètement abasourdie.







"LE VOMICS DANS TA FACE
DE CHRIS JERICHO !"



